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Hypertension artérielle pulmonaire et grossesse, une tueuse silencieuse

La grossesse chez la femme dans un contexte d’hypertension pulmonaire est caractérisée par une mortalité et une morbidité maternelle et fœtale très élevée, compris entre 30 à 50%. Malgré l’avancé thérapeutique,elle reste toujours un problème majeur de santé publique chez les femmes à l’âge de procréer. Faisons le point sur cette entité rare à prédominance féminine.

L’hypertension artérielle pulmonaire, est l’une des complication les plus redoutées en période de grossesse. Elle se caractérise par une mortalité élevée pour la mère et le fœtus. Elle touche généralement les femmes âgées de 30 à 40 ans. Cette entité est souvent entraînée par des facteurs de risques tels que la prédisposition génétique, la présence de caillots dans les artères pulmonaires et diverses d’autres pathologies pulmonaires comme l’emphysème, la broncho-pneumopathie chronique obstructive qui concerne plus les fumeurs, dans un contexte de bronchite chronique avec une toux matinale quasi constante. Elle se manifeste le plus souvent par un essoufflement inhabituel lors des efforts, une toux sèche, des malaises sans perte de connaissance, une fatigue intense persistante, de douleur thoracique…Toutefois, son premier traitement est celui de sa cause, surtout si la femme décide de poursuivre la grossesse, une mise en place d’un suivi est fortement conseillée, avec  une équipe multidisciplinaire telle qu’ un spécialiste de l’hypertension pulmonaire, d’un cardiologue, d’un gynécologue-obstétricien , d’un anesthésiste spécialisé dans les grossesses à risque et d’un néonatologue durant toutes les deux semaines, les deux premiers trimestres, hebdomadaire et le troisième trimestre. En cas de dégradation clinique, l’introduction précoce de prostacycline intraveineuse est envisageable.

La grossesse et l’hypertension pulmonaire représente un problème crucial de santé publique dans le monde, particulièrement en Afrique. Pendant ces dernières années, 1200 accouchements en moyenne ont été enregistrés par an au Sénégal. Par conséquent, une meilleure prise en charge doit être une priorité afin de réduire les risques de mortalité maternelle. Ainsi, pour réussir ce pari, il faut éviter la cigarette, la fumée et adopter une alimentation équilibrée, car il est toujours possible d’accoucher sans aucune conséquence négative.

visionsante.sn/ T. Sadio

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