VISION SANTE

La schizophrénie, la désintégration sociale…. !

La schizophrénie est un trouble mental sévère et chronique qui affecte le plus souvent les adolescents entre 15 et 30 ans. Elle appartient à la classe des troubles psychotiques. Cette pathologie se caractérise par la désagrégation de la personnalité et par une perte du contact vital avec la réalité. Son traitement pourrait être thérapeutique en psychiatrie moderne ou médicamenteux. Explications.

La schizophrénie est un trouble qui affecte la capacité d’une personne à réfléchir, à ressentir et à se comporter de manière normale. Les causes exactes de la maladie restent inconnues, mais une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux, et d’une altération de la structure voir de la chimie du cerveau pourrait jouer un rôle. Elle se caractérise par des pensées ou des expériences qui semblent complètement détachées de la réalité, un discours ou un comportement désorganisé, une participation réduite aux activités de la vie quotidienne. En effet,  on assisterait à des difficultés de concentration et des troubles de la mémoire sont également possibles. Elle se manifeste par la désintégration de la personne et la perte du contact avec le monde réel. Dans plusieurs cas, elle  est précédée par des caractères schizoïdes qui permettent encore à l’individu de mener une vie quasi normale en apparence et qui ne constituent qu’une accentuation de ses particularités caractérielles. Il apparaît songeur, renfermé, avec des impulsions irraisonnées. Ces troubles résultent de l’incapacité progressive du patient à utiliser ses capacités intellectuelles. Le patient est souvent morose, froid, indifférent, il n’a plus d’élans affectifs, il s’isole de plus en plus et abandonne ses investissements extérieurs. Il a de plus en plus de difficulté à se concentrer, à maintenir son attention.  Son regard se dérobe. Il sourit sans raison ou esquisse des mouvements dont on ne perçoit pas la cause. Cette pathologie nécessite un traitement à long terme, le patient devrait souvent suivre les traitements toute sa vie pour contrôler au mieux sa maladie. Une hospitalisation est souvent  nécessaire, en particulier au moment de la première crise. Dans tous les cas, la prise en charge se fait souvent  cas par cas. Plus elle est précoce, plus il y a de chances d’obtenir une réponse positive au traitement, une rémission et une bonne intégration sociale. La prise en charge est à la fois médicamenteuse et psychosociale. On pourrait prescrire des antipsychotiques de seconde génération (clozapine, rispéridone, olanzapine, aripiprazol). La monothérapie (traitement avec un seul médicament) est toujours privilégiée, une association d’antipsychotiques n’étant envisagée qu’en cas d’échec.

Au Sénégal, la prise en charge des maladies dégénératives représente un véritable problème de santé publique. Aujourd’hui, les personnes atteintes souffrent d’un problème extrêmement compliqué d’un manque soutien et d’aide de la part de l’Etat du Sénégal. Certes, il y’a eu des progrès sur l’amélioration des soins de santé mentale, mais beaucoup de défis reste à relever. Il faut renforcer la sensibilisation des communautés à la façon d’aider les individus qui souffrent de cette pathologie.  Face à la demande croissante, il y a un nombre insuffisant de spécialistes et de structures de santé mentale. Même si les traitements permettraient  aujourd’hui de mieux vivre avec la maladie, elle fait encore l’objet de stigmatisation voire de discrimination.   Pour une meilleure prise en charge, il faut prendre régulièrement les médicaments, évitez aussi la drogue et un accompagnement social, tout en lui donnant la chance de réintégrer une vie sociale normale comme tout autre citoyen.

visionsante.sn/ T SADIO

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