VISION SANTE

La stérilisation des moustiques mâles, l’OMS tente le pari… !

Stériliser les moustiques mâles pour combattre des maladies telles que la dengue ou Zika, à indiqué l’organisation mondiale dans un communiqué adressé jeudi  14 Novembre à Genève. Selon l’organisation mondiale de la santé, le constat est sans équivoque pour examiner cette technique, nous a révélé l’AFP.

Selon beaucoup d’observateurs, cette méthode pourrait permettre de réduire le nombre d’infection chaque année dans le monde. Les moustiques font partie des animaux les plus dangereux par le nombre de décès qu’ils ont provoqué dans le monde. L’infection à virus Zika, la dengue, le chikungunya et la fièvre jaune sont ainsi des maladies transmises à l’homme par la même espèce de moustique appelé Aedes aegypti, a indiqué la source.

Poursuivant sur le communiqué, l’oms à fait savoir aussi qu’elle allait examiner s’il serait possible de combattre ces maladies en réduisant le nombre de moustiques dans le monde, en les traquant et stérilisant les mâles. La suppression de la population d’insectes, avec la technique de stérilisation des insectes est une méthode utilisée dans l’agriculture depuis plus de cinquante ans pour lutter contre les ravageurs. Elle consiste à disséminer des insectes élevés en laboratoire et rendus stériles par irradiation. Ces moustiques vont s’accoupler mais ne se reproduisent pas , des tests ont déjà permis de constater que cette technique permettait de réduire les moustiques, mais les scientifiques ne savent pas encore si cela peut avoir une incidence sur la transmission des maladies, a indiqué ce communiqué.

Dans ce même communiqué, l’organisation mondiale de la santé a confirmé que la capacité des moustiques à être porteurs de maladies et à les transmettre aux êtres humains a entrainé des centaines de milliers de morts chaque année dans le monde. L’application de cette méthode, pour tenter de limiter la transmission de maladies pourrait être réellement significative, a déclaré Florence Fouque, agent de la recherche et de formation concernant les maladies tropicales (TDR). En aucune façon, les pays sélectionnés seront connus début 2020 et les tests vont durer plusieurs années, a expliqué Mme Fouque dans une conférence de presse à Genève.

Pourtant rien qu’en 2017, le paludisme a fait à lui seul 435 000 morts. A cela s’ajoute aussi l’incidence mondiale de la dengue, qui progresse de manière spectaculaire, presque la moitié de la population mondiale est exposée au risque au cours de ces dernières années. L’utilisation de cette technique de stérilisation des moustiques réduira le nombre de cas de dengue au moins 25% entre 2025 et 2030, a conclu l’OMS.

visionsante.sn / T. Sadio stagiaire

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