VISION SANTE

Le diabète et grossesse, quelle planification !

La plupart des femmes diabétiques enceintes se trouvent souvent dans une situation d’impasse, craignant le risque que l’enfant soit diabétique à la naissance. Il touche généralement 3 à 20% des femmes enceintes. Toutefois, un taux de glucose élevé au moment de la conception pourrait constituer un risque de malformation pour le fœtus, néanmoins, la grossesse peut être planifiée et surveillée pour sauver le nouveau-né du diabète. Explications.

Aussi appelé diabète gestationnel, il est souvent considéré comme un risque chez les femmes diabétiques enceintes. Pendant la grossesse, l’organisme de la femme subit généralement de profonde modification. La plupart des femmes diabétiques peuvent avoir une grossesse normal, mais à condition que l’équilibre glycémique soit le plus parfait possible au moment de la conception et pendant la grossesse. Car le placenta sécrète en particulier une hormone : hormone lactogène placentaire, qui va augmenter l’insulino-résistance de l’organisme. Cette hormone est souvent produite à partir de la cinquième semaine et en quantité plus importante pendant les 9 mois. Par contre, chez la femme non diabétique, le pancréas s’adapte et la sécrétion d’insuline augmente au fur et mesure  de la grossesse. Pour certaines, l’adaptation est insuffisante pour arriver à la disparition du diabète à près la grossesse. Chez la femme diabétique, on a bien entendu une possible aggravation des troubles et un accroissement spontané du déséquilibre glycémique. Généralement, une glycémie trop importante pourrait provoquer un développement du fœtus plus rapide que la normale, ce qui pourrait augmenter les risques à l’accouchement et provoquant aussi l’accouchement du nouveau-né d’un poids supérieur à 4 kilogrammes. Le plus souvent, les obstétriciens ont tendance à déclencher l’accouchement vers les 36 ou 37 ème semaines de la grossesse pour éviter la macrosomie c’est à dire une prise de poids excessive pendant la grossesse à un terme dépassé. Il se manifeste par une augmentation de la glycémie vers la fin du 2e et au 3e trimestre de la grossesse. Il se traduit aussi par une fatigue inhabituelle, une soif exagérée, une augmentation du volume et de la fréquence des urines, des maux de tête.   Un traitement par les sulfamides et les biguanides, qui font courir des risques de malformation du fœtus, doit impérativement être arrêté pendant la grossesse et éventuellement remplacé par une insulinothérapie. Il est d’ailleurs recommandé de choisir une maternité disposant d’un service de néonatalogie. Par contre, la péridurale n’est pas contre-indiquée pour les femmes diabétiques, tout comme la césarienne. Celle-ci pourrait d’ailleurs être recommandée en cas de rétinopathie mal contrôlée (risque de saignements dans l’œil lors de la poussée), d’hypertension ou d’insuffisance rénale. 

Le diabète de type 2 représente un problème de santé publique au monde particulièrement au Sénégal. Le taux de prévalence est de 3, 4 % de la population qui en souffre. Il a atteint un niveau inquiétant dans les villes surtout à saint louis avec un taux de prévalence de 13% contre 3 % au niveau national. Cette situation demande une prise en charge effective dans ces zones. Pour les femmes enceintes, il faut établir ou modifier le plan de votre alimentation en fonction des besoins énergétiques.  Pour y arriver, il soufie  d’intégrer à votre alimentation durant la grossesse des aliments riches en protéines, acides gras essentiels, de fer, d’acide folique, de vitamine D et de calcium. Il faut aussi privilégier la marche, la danse, la natation… Donner naissance à nouveau-né sans diabète est tout à fait possible !

visionsante.sn / T. Sadio

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