VISION SANTE

Les infections génitales hautes (IGH),du sérieux chez la femme .

Si la question fait toujours sourire, reste qu’elle demeure une énigme et un sujet difficile à trancher. Alors que les infections génitales hautes sont des infections bactériennes de l’utérus, qui regroupent les endométrites, les salpingites, les collections purulentes et les pelvipéritonites d’origine génitale. Elles sont souvent sexuellement transmises( IST) ou interviennent à la  suite d’un accouchement ou un avortement. Faisons le point sur ces infections et leurs traitements.

Les infections génitales hautes résultent généralement d’une contamination par voie ascendante du tractus génital à partir d’une endocervicite. Elles sont habituellement dues à des infections sexuellement transmissibles, à la suite d’un accouchement ou un avortement sans suivi. Elles se manifestent souvent par des douleurs abdominales, écoulement vaginal anormal, fièvre, dyspareunie, méno-métrorragies, dysurie. Une infection est probable lorsqu’un ou plusieurs de ces symptômes sont associés à un ou plusieurs de ces signes (douleur à la mobilisation du col, à la palpation des annexes, masse abdominale douloureuse). Il existe aussi des symptômes liés aux infections dans les suites d’un accouchement ou d’un avortement, dans les 2 à 10 jours qui suivent l’accouchement (par césarienne ou par voie basse) ou un avortement (spontané ou provoqué par une fièvre, en général élevée, des douleurs abdomino-pelviennes, des lochies fétides ou purulentes… Mais, dans les formes débutantes, la fièvre peut être modérée ou absente et les douleurs abdominales peuvent devenir légères. Toutefois, son traitement pourrait se faire par antibiothérapie spécifique guidée par l’antibiogramme. Ce traitement permettrait d’associer 3 antibiotiques pour couvrir les germes les plus fréquents à cause du gonocoque, chlamydiae et germes anaérobies. Elles pourraient être traitées  aussi par voie orale en associant localement les ovules. Durée : 10 jours à 3 semaines. Le traitement du partenaire est systématique. Dans le cas d’un avortement ou d’un accouchement, curetage pourrait être nécessaire pour éliminer tous les débris placentaires restant responsables de l’infection.

Les infections génitales hautes sont généralement le résultat d’une contamination par voie sexuelle, d’un avortement ou à la suite d’un accouchement par césarienne. C’est un phénomène très récurrent dans les pays sous-développés ,particulièrement au Sénégal. Aujourd’hui, le risque des infections génitales est devenu un problème de santé publique dans ce pays. Pour parvenir à une solution, il faut une réelle implication de l’Etat, car il est possible d’éradiquer les IGH  au Sénégal. Pour se protéger de ces bactéries, il faut éviter tout rapport sexuel non protégé, prendre des mesures d’hygiènes adaptées après un accouchement ou un avortement.

visionsante.sn/ T SADIO

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