VISION SANTE

L’insuffisance cardiaque du rythme sinusal, quel traitement idoine !

La revue de médecine d’Afrique noire a effectué des recherches sur les traitements d’antiplaquettaire et d’anticoagulant pour les patients atteints d’insuffisance cardiaque du rythme sinusal. Après avoir consulté les rapports des registres d’essaie cliniques, les résumés de congrès de cardiologie, entre autres de septembre 2015 et de juillet 2016, celle-ci a pu démontrer la pertinence des deux traitements et de leurs faiblesses, nous confie t-elle dans ce rapport.

Selon la revue, plusieurs patients atteints d’insuffisance cardiaque chronique à rythme sinusal utilisent généralement de l’aspirine car la maladie coronarienne représente la cause de cette pathologie. Mais aussi des anticoagulants oraux qui sont devenus un standard dans la prise en charge de l’insuffisance cardiaque avec la fibrillation auriculaire. Après les recherches, la revue a démontré l’existence de plusieurs essais contrôlés randomisés qui ont permis de comparer la warfarine à l’aspirine sur un grand nombre de patients issue de quatre études de bonne qualité dont « l’analyse a montré un risque de décès presque identique avec les deux médicaments. Il y a eu suffisamment de preuve pour démontrer des bénéfices supérieurs de la warfarine par rapport à l’aspirine pour réduire le risque de complications thrombotiques telles qu’une crise cardiaque ou un AVC » a indiqué la revue. Selon ce rapport, on estime qu’il y a une inefficacité manifeste de la warfarine pour les patients mais aussi pour ceux qui souffrent de grave saignement plus que ceux qui prenaient de l’aspirine. Elle poursuit dans sa démarche tout en confirmant que « Le traitement avec la warfarine était associé à une réduction de 20% des événements cardiovasculaires non martels, mais un risque deux fois plus élevé de complications hémorragiques majeurs ». Cependant, au cours de leurs recherches, ces acteurs de la santé, ont pu constater sur un résultat similaire une comparaison de warfarine et le clopidogrel (médicament antiagrégant plaquettaire). Selon la revue, « il n’existe aucune donnée qui approuve le rôle de l’anticoagulation orale et les antiagrégants plaquettaires dans le traitement de l’insuffisance cardiaque à rythme sinusal avec une fraction d’éjection préservée ». Dans cette logique, ils indiquent qu’il n’y avait pas de données issues des essaies contrôlées randomisées sur l’utilité des anticoagulants oraux antagonistes non vitaminiques K par rapport aux antiagrégants plaquettaires de cette pathologie cardiaque.

Au Sénégal, la problématique autour de la prise en charge de l’insuffisance cardiaque inquiète bon nombre de sénégalais. Néanmoins, il y a des progrès sur les urgences avec surtout la journée de concertation sur les urgences organisée par les acteurs de la santé et leur ministère de tutelle , qui vient pour renforcer la prise en charge des patients atteints par cette pathologie. Pour réussir ce combat, il faut qu’on renforce les dispositions idouantes en cas des complications d’urgence telles qu’un AVC ou une thromboembolie qui a un taux de mortalité élevé.

visionsante.sn ( T Sadio stagiaire)

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